Compteur Shelly solaire : mesurer et piloter son surplus

Compteur Shelly solaire pour mesurer et piloter le surplus

Un compteur Shelly solaire, c’est un appareil WiFi (25-70 €) qui mesure l’arrivée secteur et la production photovoltaïque en temps réel, puis pilote automatiquement vos appareils (chauffe-eau, radiateur) sur le surplus pour maximiser votre autoconsommation.

Points clés à retenir

  • Le Shelly EM (monophasé) et 3EM (triphasé) mesurent la production et l’injection avec ±1 % de précision
  • Transformer le surplus en autoconsommation économise 170–250 € par an sur le chauffe-eau
  • Un relai Shelly pro EM active automatiquement les charges (chauffe-eau, radiateur) si le seuil de surplus est atteint
  • Installation simple sans travaux : transformateurs de courant (CT) à clip sur les câbles
  • Compatible Home Assistant, domotique locale et cloud Shelly

En énergie solaire résidentielle, le vrai défi n’est pas de produire, mais de valoriser le surplus. Alors que l’injection réseau est rémunérée à 0,04 € le kWh, déplacer cette énergie sur une consommation locale (chauffe-eau, pompe, radiateur) la valorise à 0,25 €/kWh en autoconsommation. Un compteur intelligent comme Shelly est donc l’outil idéal pour basculer les charges automatiquement selon votre production.

Comment installer un Shelly EM ou Shelly 3EM pour mesurer sa production solaire ?

L’installation d’un Shelly est à la portée d’un électricien amateur. Achetez un Shelly EM (35 € env., 2 phases) ou Shelly 3EM (70 € env., 3 phases), ainsi que deux transformateurs de courant (CT) 50 A ou 100 A (15–25 € la paire) en fonction de votre intensité siphonnée. Ouvrez le panneau électrique, enroulez l’un autour du câble secteur entrant (bleu/neutre et phase rouge ou noire), l’autre autour de la production de l’onduleur. Raccordez les CT au Shelly via les connecteurs spécifiques, reliez le Shelly à la prise secteur de votre cuisine ou buanderie, branchez-le en WiFi via l’appli Shelly, et en 2 minutes le flux énergétique en temps réel s’affiche sur votre téléphone. Aucun travaux, aucune déclaration légale requise pour un simple comptage.

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Installation d'un Shelly EM sur le tableau électrique avec transformateurs de courant

Comment configurer le Shelly pour détecter et piloter le surplus solaire ?

Une fois le Shelly installé, créez un script Shelly (JavaScript natif) ou une automatisation Home Assistant. Exemple simplifié : si la puissance injectée au réseau (Power.values.out) dépasse 300 W pendant 5 minutes consécutives, activez le relai du Shelly Pro EM pour fermer le circuit du chauffe-eau. Inversement, si l’injection redescend sous 100 W, coupez le relai après 10 minutes d’inactivité pour éviter des commutations répétées. Cette logique s’écrit en 10–15 lignes JavaScript et se teste immédiatement en appui sur le bouton du Shelly. Un lien interne vers routeur solaire et chauffe-eau vous explique les subtilités du pilotage résistif.

Quels appareils peut-on piloter automatiquement avec le surplus Shelly solaire ?

Tout appareil résistif (sans électronique sensible) peut être piloté par le relai Shelly :

AppareilPuissance (W)Durée minimale de surplusGain annuel (€)
Chauffe-eau 200 L1 500–2 0002–3 h170–250
Pompe piscine600–1 2004–6 h80–150
Radiateur électrique 1 500 W1 5002–4 h (hiver)60–120
Lave-linge (freinage)2 000–3 0001–2 h30–80

L’enjeu est le seuil minimum de surplus : un chauffe-eau exige 1 500 W minimum pour chauffer efficacement ; une pompe 600 W suffit. Un geste clé : si vous pilotez plusieurs charges, créez des seuils étagés. Par exemple, pompe à partir de 800 W, chauffe-eau à partir de 1 500 W, radiateur à partir de 2 000 W.

Pilotage du chauffe-eau par le surplus solaire avec Shelly

Quelle est la précision de mesure d’un compteur Shelly par rapport au Linky ?

Tous les compteurs électriques modernes (Linky, Shelly, Eastron) sont étalonnés à une précision de classe 1, soit ±1 %. En pratique, le Shelly affiche une déviation de 1 à 3 % par rapport au Linky sur une journée complète. Cette petite variation vient de l’étalonnage des CT (transformateurs de courant) : deux CT identiques ne mesurent jamais exactement la même impédance. Résultat : le Shelly mesure 98–101 % de ce que le Linky voit. Pour piloter des charges, c’est largement suffisant. Pour la facturation (réglementée), seul le Linky fait foi auprès d’Enedis. Consultez notre article surplus solaire rémunération 2026 pour comprendre l’enjeu économique.

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Faut-il un Shelly séparé ou un routeur solaire dédié pour valoriser son surplus ?

Les deux outils répondent à des besoins différents :

  • Shelly EM (35–70 €) : mesure + script simple. Bon si vous pilotez 1-2 charges et que vous acceptez une latence de 1–2 s. Pas de chauffage à eau instantané.
  • Routeur solaire (200–400 €) : pilotage résistif haute fréquence (à la seconde). Essentiell pour un radiateur ou un chauffe-eau de grande capacité ; optimise vraiment l’injection à 0,05 W près.

Conseil : si vous avez déjà un Linky et une production solaire supérieure à 3 kWc, un Shelly EM couplé à une automatisation domotique (Home Assistant, Jeedom) suffit et vous économisez 100–150 € par rapport à un routeur dédié. Plus de détails dans notre guide Linky et TIC pour suivre votre énergie.

Comment intégrer un compteur Shelly avec Home Assistant pour piloter son installation solaire ?

Home Assistant (HA) est la plateforme domotique locale la plus utilisée en France pour superviser une installation solaire avec un Shelly. L’intégration se fait en trois étapes. Premièrement, ajoutez l’intégration Shelly dans HA (Settings > Integrations > Shelly) : la découverte automatique détecte le Shelly EM sur votre réseau local. Deuxièmement, créez un sensor calculé « puissance surplus » en soustrayant la consommation réseau de la production solaire (sensor template YAML). Troisièmement, définissez des automatisations HA : si le sensor surplus dépasse 500 W pendant 3 minutes, activez un switch (lave-linge en mode différé, chauffe-eau via relai Shelly Pro EM). HA offre un avantage majeur sur les scripts Shelly natifs : la logique est centralisée, modifiable sans toucher à la configuration du Shelly, et peut intégrer d’autres capteurs (Linky TIC, météo, prévisions production). Un exemple de configuration type prend 20 à 30 lignes YAML et peut être versionné sur GitHub. Pour les non-codeurs, Node-RED (intégré à HA) offre une alternative visuelle sans code.

Combien coûte une installation complète Shelly pour monitoring et pilotage solaire ?

Le budget d’une installation Shelly pour suivre et piloter son surplus solaire est particulièrement accessible. Un Shelly EM coûte 25 à 35 €, les transformateurs de courant (paire) 15 à 25 €, le câble d’alimentation USB 5 €. Total matériel : 45 à 65 €. Si vous souhaitez piloter activement une charge avec un relai intégré, le Shelly Pro EM monte à 55 à 70 €. Ajoutez un Shelly Plus 1PM (relai + comptage, 25 €) pour piloter un circuit dédié (chauffe-eau). Le budget total reste inférieur à 120 € pour un monitoring complet + pilotage d’une charge. À titre de comparaison, un routeur solaire dédié (Ohmpilot, iSolarCloud) coûte 250 à 500 € sans compter l’installation électricien. Le Shelly est donc la solution la plus économique pour une première optimisation du surplus, et sa compatibilité avec Home Assistant, Jeedom et Domoticz en fait une base solide pour une domotique plus étendue.

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Quelles sont les erreurs courantes lors de l’installation d’un Shelly solaire ?

Plusieurs erreurs reviennent souvent lors d’une première installation Shelly solaire. La première est de confondre les CT (transformateurs de courant) : brancher le CT de production sur l’arrivée secteur et vice-versa inverse le signe de la puissance, conduisant à des lectures aberrantes (surplus positif quand vous consommez). Vérifiez toujours l’orientation des CT (flèche de direction du courant indiquée sur le boîtier CT). La deuxième erreur est de ne pas configurer le sens du CT : dans l’interface Shelly, chaque canal peut être configuré en « consommation » ou « production » selon ce qu’il mesure. La troisième erreur est de placer le Shelly trop loin du point WiFi : le Shelly EM n’a pas d’antenne externe et perd la connexion à plus de 10-15 mètres à travers des cloisons béton. Utilisez un répéteur WiFi ou le Shelly Plus avec BLE. Enfin, ne placez jamais le Shelly dans un boîtier électrique entièrement métallique sans ouverture : le blindage ferme complètement le signal WiFi. Consultez notre guide sur le surplus solaire à faible valeur en 2026 pour comprendre comment maximiser votre autoconsommation au-delà du simple comptage.

Questions fréquentes

Quel modèle Shelly choisir pour mesurer sa production solaire en monophasé ?

Le Shelly EM (25-35 €) avec deux transformateurs de courant (CT) est la solution standard : un CT sur l'arrivée secteur, un CT sur la production solaire. Pour du triphasé, le Shelly 3EM (55-70 €) s'impose. Le Shelly Pro EM intègre en plus un relai pour couper ou basculer une charge.

Le Shelly peut-il automatiquement allumer le chauffe-eau quand il y a du surplus solaire ?

Oui, via les scripts Shelly (JavaScript) ou l'intégration Home Assistant. Vous définissez un seuil : par exemple, si l'injection réseau dépasse 300 W pendant 5 minutes, le Shelly Pro EM active le relai du chauffe-eau. Cela permet de valoriser le surplus au lieu de l'injecter à 0,04 €/kWh.

La mesure d'un Shelly EM est-elle aussi précise que le compteur Linky ?

Le Shelly EM a une précision de ±1 % en conditions normales, comparable au Linky (classe 1). En pratique, les écarts constatés sont de 1 à 3 % sur une journée complète, ce qui est largement suffisant pour piloter des charges. Pour la facturation officielle, seul le Linky fait foi.

Quelle économie annuelle peut-on espérer en pilotant son chauffe-eau avec le surplus Shelly ?

Un chauffe-eau de 200 L consomme environ 1 500 kWh/an. En déplaçant 60 à 80 % de cette consommation sur le surplus solaire (valorisé à 0,25 €/kWh d'autoconsommation vs 0,04 €/kWh d'injection), l'économie supplémentaire est de 170 à 250 € par an, selon votre production et votre tarif.